Écrivains voyageurs

Partir ou écrire, il faudrait choisir ? Pour notre plus grand plaisir de lecteur, les écrivains voyageurs ont refusé cette alternative : ils ont eu le monde en usage, nous avons leurs livres en héritage.

 

« Ne serait-ce pas le sentiment géographique, cette évidence confuse que toute rêverie apporte sa terre ? », Michel Chaillou, Le Chemin.

Voyageur pressé, flâneur futile ou dilettante disgracieux, le touriste inspire souvent le dédain. Mais attention, on est toujours le touriste de quequ’un…

Pendant près de dix ans, de 1997 à 2006, la revue Chemins d’étoiles a ouvert ses colonnes à des nomades qui, abandonnant leurs repères pour suivre leur propre voie, ont cheminé vers des horizons nouveaux, persuadés que l’improbable recèle aussi sa part de richesse. Au fil de ces pages, une orientation s’est affinée : l’esprit du chemin, qui forge l’être. C’est dans ce sillage que se poursuit la collection « Chemins d’étoiles », dédiée à l’itinérance. Un terme qui, conciliant l’itinéraire et l’errance, est cher au Passeur Éditeur : le voyage n’est-il pas, avant tout, une invitation au passage ?
Sur les pas des écrivains voyageurs du XIXe siècle, revisitez les lieux que vous aimez, découvrez des pans de l’histoire longtemps ignorés. Gravir les pentes de l’Etna avec Maupassant, vivre au Caire deux ans à l’instar de Gérard de Nerval, s’installer en Chine continentale comme Catherine de Bourboulon… Nombreuses sont les portes qui s’ouvrent, et les expériences à vivre. Cette collection est publiée en partenariat avec le magazine GEO.

Loin des guides touristiques conventionnels, ces carnets de voyage sont des textes courts et personnels, tantôt des pages arrachées à des récits d’écrivains, de musiciens et d’artistes du passé qui visitèrent des villes aussi mythiques que Venise, Saint-Pétersbourg, New York ou Buenos Aires – sans exclure des lieux plus secrets aux charmes non moins fascinants –, tantôt des récits d’auteurs et poètes contemporains, amateurs de dépaysement, de curiosités, de rencontres qui ont cherché à saisir une émotion, un moment intime et vivant de leur voyage.

Ils sont nombreux, les écrivains voyageurs, à relater leurs aventures avec le plus grand sérieux, quand ils ne se font pas sentencieux de la pire espèce. Tout l’inverse d’un Bill Bryson qui, doté d’un sens aigu de l’observation et d’un humour potache, s’attache volontiers à mettre en valeur le caractère incongru – voire le mauvais goût – des lieux qu’il (re)découvre et des gens qu’il rencontre, des États-Unis à l’Australie en passant par l’Angleterre. Mais il le fait avec une tendresse telle et un goût pour l’autodérision que ses ouvrages forment autant de petits traités d’humanisme.

« Art Pocket » est la collection avec laquelle les éditions Corridor Elephant sont nées. Chaque livre présente un portfolio d’une soixantaine d’œuvres d’un photographe contemporain ainsi que sa biographie et les textes que certains ont souhaité y ajouter. Ici, une sélection à caractère géographique, du Portugal à la Roumanie en passant par le Mali et Taïwan, parce que la photographie est aussi une puissante écriture du voyage.

Une collection d’ouvrages aux thématiques très diverses qui mêlent les récits de voyageurs ou ethnographes contemporains aux documents historiques sur l’exploration des mondes anciens.

À travers ses rencontres, ses perceptions, ses émotions et la belle suite des images souvent saisies sur le vif, c’est toute la matière dont est tissée la vie des hommes et des choses que parvient à saisir Jacques Ferrandez dans chacune des villes qu’il arpente.

« Errer, comme je le dis quelque part dans ce livre, c’est d’une certaine façon s’enraciner dans l’éphémère, écrire, c’est essayer de capturer cet éphémère afin de le fixer et l’enfermer dans la durée, c’est se vouloir et devenir oiseleur du Temps », Jacques Lacarrière, Chemins d'écriture.

« Rompre avec les habitudes jusqu’à se débarrasser du soi, voir d’autres coutumes, d’autres gens, essayer de comprendre les gestes, une langue que l’on devine, semi-obscure et donner ces variations en partage. L’écrivain voyageur, quelle noblesse ! », Jacques Damade, fondateur des éditions La Bibliothèque

À toute époque, sur tous les continents, il y a eu des femmes et des hommes pour aller voir là-bas s'ils y étaient. C'est que, n’en déplaise à beaucoup, nous avons des pieds, non des racines. Mus par la simple curiosité, la gloire, la soif d’aventures ou l’avidité la plus vile, attentifs à la condition humaine ou prédateurs zélés, les explorateurs ont laissé de nombreux écrits : monuments indépassables pour les uns, relations teintées d’un exotisme suranné pour les autres, tous sont devenus de véritables documents historiques que nous vous invitons à (re)découvir.

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