Peuples autochtones

Les invisibles : en qualifiant ainsi les peuples autochtones, les poètes René Char en France et Richard Desjardins au Québec ont voulu nous alerter. S’ils sont invisibles, c’est seulement parce que nous refusons de les voir. Nous sommes en effet les héritiers, souvent aveugles, d’une longue et violente histoire coloniale dont il est temps de faire l’inventaire pour en comprendre les enjeux passés, présents et, surtout, à venir. Les livres de cette section sont là pour nous y aider.

Pas en dessous, où l’histoire occidentale les a installés depuis plus de cinq cents ans en se demandant si, oui ou non, ils avaient une âme. Ni non plus au-dessus, où les placent désormais certains mouvements écologistes, projetant sur eux un rapport fantasmatique à la « nature ». D’autres nous-mêmes, c’est ce que sont et qu’ont toujours été les Amérindiens du Nord, comme le montrent ces publications.

Les ouvrages présentés ici concernent les Inuit (pluriel d'Inuk), un peuple de chasseurs nomades – désormais largement sédentarisé – vivant dans les régions arctiques du Groenland et de l’Amérique du Nord qui tentent, non sans mal, de maintenir un équilibre entre leurs traditions ancestrales et un mode de vie fortement occidentalisé.

Les albums de la collection « Premières nations » sont conçus pour amener l’enfant qui débute dans la lecture à porter un regard exempt de préjugés sur les nations autochtones du Québec (Mohawks, Papinachois, Hurons-Wendats, etc.). Chaque récit introduit un thème qui permet à l’enfant de comprendre les leçons de la nature à travers le mode de vie ou les légendes des peuples amérindiens.

Qu’ont en commun ces polars ? L’exotisme ? Assurément, puisqu’ils se déroulent en Mongolie, au Québec, en Suède, en Australie, aux États-Unis et au Mali. Mais leur principale caractéristique est ailleurs : chacun à leur façon, ils mettent en scène des protagonistes issus des populations autochtones ou des minorités ethniques, qu’ils soient Cheyennes (Johnson), Aborigènes (Nesbø et Hyland), Innus (Bouthillette), Mongols (Dars), Samis (Truc), Païutes (Padgett), Aléoutes (Stabenow), Dogons ou Bozos (Konaté). Ce qui est souvent un – bon – prétexte pour découvrir d’autres cultures ne doit cependant pas masquer le caractère parfois artificiel de leur rendu romanesque, en majorité opéré par un-e auteur-e non autochtone. Quant à leur qualité littéraire intrinsèque, à vous de vous faire une opinion…

Dirigée par le GITPA, cette collection souhaite faire connaître au public francophone les expériences de développement des peuples autochtones dans les domaines politiques, économiques, sociaux et culturels, ainsi que les luttes qu’ils mènent auprès des organisations internationales pour la reconnaissance de leurs droits à disposer d’eux-mêmes et la protection de leurs droits humains. Les ouvrages sont rédigés par des experts, aussi bien autochtones que non autochtones.

Cette sélection est consacrée aux populations autochtones d’Océanie (Papous, Kanak, Chamorros, Maoris, etc.) qui, bien qu’elles forment un ensemble culturellement très hétérogène, se caractérisent toutes par un accès spécifique aux ressources de leur environnement et par les modes de vie singuliers qui en résultent.

Les mille et un préjugés qui affectent les roms et tsiganes, en France et ailleurs, et qui ont jadis conduit à l’extermination de 25 % à 50 % d'entre eux par le régime hitlérien doivent être combattus avec force et opiniâtreté. Il est certes urgent d’agir, mais encore faut-il saisir les tenants et les aboutissants de cette cruciale « question de société », ce que proposent justement les auteurs des publications de cette sélection.

Cette collection a pour objectif de faire connaître les dynamiques, luttes et changements que l’on observe dans la situation des communautés autochtones à travers le monde depuis l’adoption, en 2007, de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Galsan Tschinag est l’un des rares auteurs mongols édités en France. Né en 1944 dans une famille d’éleveurs nomades touvas de Mongolie occidentale, il passe sa jeunesse dans les steppes du Haut-Altaï, aux confins de l'ex-URSS. Parallèlement à l'écriture, il se consacre à la protection des coutumes de son peuple, menacées par les dangers de la modernisation.

Peu après l’arrivée de James Cook, et malgré les contacts qu’il établit avec les habitants de l’île, Londres déclara le futur continent australien Terra nullius, c’est-à-dire un territoire possédé par personne. C’était le début de la longue – et toujours actuelle – exploitation colonialiste des Aborigènes, une population autochtone que cette sélection d’ouvrages permet de mieux cerner.

Fruits du travail des anthropologues ou des historiens, ces ouvrages donnent un premier aperçu de l’extrême diversité des populations autochtones d’Amérique du Sud d’hier et d’aujourd’hui.

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